À propos

participez jusqu’au 12 septembre sur notre site participatif : https://www.leetchi.com/c/puzzlemyworld

Qui sommes nous?

Je m’appelle Elise, j’ai 24 ans.J’ai, dès mon plus jeune âge, aspirée à œuvrer pour l’égalité et l’accompagnement des personnes en difficulté. Cette volonté se traduit tout au long de mon parcours : licence en langue des signes française, master intégration des personnes handicapées et en difficultés, emploi dans diverses structures du secteur médico social, responsable de projet…

Je m’appelle Pierre j’ai 25 ans. J’ai fait des études de cuisine (BAC et BTS hôtellerie restauration) et j’ai travaillé comme saisonnier en France et en Espagne. Dans le cadre de mon travail de chef de cuisine j’ai à cœur de choisir des produits de qualité et locaux en adéquation avec ma vision de l’agriculture et de la restauration.

Nous menons des projets ensemble  depuis trois ans en alliant nos convictions communes : volontaire dans une ferme écologique en Turquie, marcheurs à la découverte de la biodiversité alsacienne au sein du club Vosgien, intérêt pour le village d’Ungersheim pour la transition énergétique…

Avant-project

Ce projet, c’est décider de prendre la liberté de choisir ce que nous voulons apprendre et comment nous voulons l’apprendre. Apprendre du vivant, découvrir la planète et ses habitants par l’expérimentation, la rencontre, le partage.

Il naît d’une part de la complémentarité de nos deux mondes socioprofessionnels et de nos valeurs communes. Mais aussi de nos expériences antérieures : éco-volontariat, rencontres avec des associations…Notre arrivée en Alsace nous a ouvert davantage de possibilités. Nous avons réalisé que notre idée n’était pas une utopie, mais un projet pour lequel il fallait travailler !

Pour acquérir des compétences pratiques diverses et nécessaires, nous partirons durant un an à la rencontre de professionnels de l’agriculture, du handicap et de l’écologie. Etape par étape, nous travaillerons avec des passionnés pour comprendre les méthodes locales et leurs contraintes.

Nous avons un projet commun à long terme: établir une ferme auberge auto suffisante, qui fonctionnerait en permaculture. Cette dernière pourrait être un lieu d’accueil pour les personnes en situations de handicap, un lieu d’apprentissage autour de l’agriculture biologique et des techniques de biodynamie, une ferme pédagogique pour les plus petits… Bref, nous fourmillons pleins d’idées mais cela manque de concret ! Quoi de mieux que d’aller voir un peu ailleurs, ceux qui se sont déjà lancé ? L’idée est venue comme un puzzle : pièce par pièce.  « Puzzle my world »

  • D’où vient ce projet ? Quels sont les éléments déclencheurs ?

Plusieurs expériences et prises de conscience sont à l’origine de notre projet. Au fil de ses différentes expériences professionnelles, Pierre a été déçu par les produits utilisés dans les restaurants : importés de très loin, issus de l’agriculture massive et largement gaspillés. Depuis il cherche des  alternatives pour mettre en contact des agriculteurs et des restaurants au niveau local, en prônant des aliments plus sains.

C’est lors d’un volontariat dans une ferme écologique et éco-responsable en Turquie qu’Elise réalise la nécessité de former et d’informer les populations à la permaculture et au respect de l’environnement. Elle constate également à regret que les lieux d’accueils accessibles à tous sont encore trop peu nombreux et souhaite donc que cette ferme soit un exemple d’accessibilité (accueil en langue des signes française, locaux adaptés…).

Ce projet va nous permettre de mettre en pratique les années de théorie sur la conception de projet de ferme éducative en permaculture. Nous allons pouvoir pratiquer, échanger, tester des projets similaires à celui que nous envisageons pour l’avenir. Nous espérons ainsi acquérir des compétences grâce à des rencontres interculturelles et interdisciplinaires, pour, par la suite, mener notre projet à bien.  Ce projet est une sorte de « plan de formation à l’internationale ».

Sur le plan professionnel nous pourrons obtenir des compétences pratiques ancrées dans une réalité de terrain. Nous pourrons ainsi avoir une année d’expérience concrète dans des domaines variés : l’agriculture, le tourisme, l’alimentation, le handicap… De plus, le fait de pratiquer une langue (anglais, espagnol…) nous permettra de valoriser notre projet par la suite.

  •  Notre premier partenaire : la région Grand Est et son programme « Expérience de jeunesse »

Avec un partenaire comme la région Grand est, notre crédibilité sera décuplée lors de la recherche d’entreprises  à la pointe dans les domaines concernés. Nous sommes convaincus qu’ « Expérience de jeunesse » peut nous aider dans la mesure où nous avons des valeurs communes comme la transition écologique, l’engagement social et la protection de l’environnement.

Nous avons pour volonté de transmettre et d’échanger nos acquis suite aux différentes rencontres. Grâce à différents outils de communication (réseaux sociaux, blog, vidéos, articles de presse…) nous pourrons afficher notre partenariat avec la région Grand Est.

Premières actions mises en œuvre

Nous avons créé un calendrier rétro actif, le départ est fixé au 14 septembre 2017.

Un an avant le départ :

  • Etablir l’itinéraire : il a fallu tenir compte du climat, de la politique intérieure et de l’existence des fermes pédagogiques. Nous avons également privilégié les lieux où nous avions déjà un contact sur place pour nous aider dans nos démarches.
  • Définir un budget : nous avons du faire des calculs en fonction de nos revenus, du coût des transports mais aussi des collectes prévisionnelles de nos différents projets de financement.
  • Prévoir les possibilités de partenariats : nous avons entrepris de nous informer sur les financements proposés par la ville de Strasbourg, la région Alsace/Grand Est ou des associations. Durant nos recherches nous avons eu un contact avec le Club Vosgien de Strasbourg, qui a accepté de faire un appel aux dons dans son journal mensuel. La ferme Dedetepe en Turquie au sein de laquelle nous avions été volontaire, nous a appuyé avec une lettre de recommandation à transmettre à nos futurs hôtes.
  • Se renseigner les techniques existantes et innovantes en Alsace : L’entreprise Myfood a  attiré notre attention, mais bien qu’elle ne semble pas dans la possibilité de nous offrir un financement, elle nous a renseignés plus en détail sur la méthode de l’aquaponie et nous fait bénéficier de son réseau à l’international.

Six mois avant le départ :

  • Acheter les billets d’avions : en fonction de notre budget, pour optimiser nos déplacements en limitant notre impact carbone.
  • Obtenir le matériel nécessaire : investir dans un sac à dos, des vêtements adaptés aux travaux du quotidien. Recenser notre matériel déjà disponible (tente, sac de couchage…).
  • Rechercher et choisir les lieux d’accueils : Ce sont à chaque fois des endroits où il est possible de nous héberger en échange d’un travail quotidien autour des principes fondateurs du projet.

Trois mois avant le départ :

  • Contacter les différents partenaires et hôtes :Nous utilisons le site du Woofing qui œuvre pour la transmission des savoir-faire agricoles bio, et un mode de vie écologiquement et socialement durable. Il fait le lien entre les acteurs du bio (les hôtes) et le grand public (les WWOOFeurs et offre l’opportunité d’apprendre et de découvrir des techniques saines et plus respectueuses de l’environnement, par le biais de séjours actifs dans des fermes biologiques.
  • Création d’un site participatif adapté : Afin de recevoir des financements complémentaires du grand public, nous avons créé une page sur une plateforme de financement participatif. Chacun peut donner à sa mesure, la somme qu’il souhaite en échange de contrepartie (cours de langue des signes, recettes de cuisine…).
  • Programmer des récoltes de fonds : En complément de notre apport personnel, nous comptons sur la générosité de nos proches en organisant des évènements. Nous avons par exemple organisé une brocante pour vendre nos biens, il est également prévu une fête de départ avec une tombola.

Trois mois avant le départ :

  • Prévoir une assurance pour un an : Etant donné que nous allons faire des travaux physiques dans des conditions différentes, nous souhaitons souscrire une assurance multirisque pour faire face à l’imprévu.
  • Confirmer les lieux d’accueil : Nous sommes en attentes de retour de plusieurs interlocuteurs mais étant donné les dates éloignées, il est difficile pour eux de prévoir leurs besoins en termes de personnel dans plusieurs mois.
  • Définir les modes de transport quand un vol n’est pas prévu (train, voiture, trajet à pied) afin que ces derniers soient en adéquation avec les valeurs du projet et notre budget.
  • Créer un blog et une page sur les réseaux sociaux : d’une part pour sauvegarder nos connaissances, garder le lien avec nos mécènes en France.
  • Constituer une banque de données des techniques permacoles que nous connaissons déjà afin de permettre l’échange avec nos hôtes.

Des compétences au service de tous

Nous disposons tous deux de capacités spécifiques à notre domaine : Pierre détient un savoir faire de cuisinier et une expérience dans l’hôtellerie restauration quant à Elise, elle s’est spécialisé dans la démarche de projet pour l’inclusion des personnes en difficulté et connaît les acteurs du secteur médico-social. Notre force c’est notre complémentarité : nous avons su nous transmettre mutuellement des connaissances acquises lors de notre parcours.

Ensemble nous avons découvert d’autres modes de culture éco responsable et nous avons pu le mettre en application dans diverses expériences (emploi, éco-volontariat…). De plus, le fait de partir s’immerger dans de nouvelles cultures ne nous fais pas peur ; nous sommes habitués au voyage au long cours.

Quelles sont les difficultés que vous imaginez ?

La question de la mobilité reste pour nous une inconnue au vue de notre budget réduit. Nous risquons donc d’avoir quelques difficultés pour nous rendre d’une mission à une autre.

Cette opportunité est pour nous une unique chance de se former, et faire des choix sur les méthodes et les lieux restera essentielle : nous n’avons pas le droit à l’erreur. Certaines recettes restent incertaines, comme par exemple la récolte par le financement participatif qui reste une donnée difficile à quantifier.

Etant donné que les missions que nous allons réalisés sont bénévoles et volontaires, il est complexe de mesurer la quantité et la qualité des connaissances proposés par nos hôtes.

Pierre & Elise