Bolivie

Passage de frontière, changement de monnaie, décalage horaire et nouvel accent. Je crois qu’on ne s’habitue jamais à tout ces changements et heureusement ! C’est ça aussi ce grand voyage, un éternel recommencement avec découvertes et apprentissages.

On a voulu rester à Villazón, ville frontière sans intérêt particulier parce qu’on avait entendu parler d’un train qui se rendait à Uyuni. Et oui, mais ce petit train ne circule plus depuis plusieurs mois : la voie ferrée s’est effondrée avec les pluies…

Tant pis, on se fait un petit repas et on part vers Tupiza. Petit repas = assado de lama +soupe + boisson. Le tout pour trois fois rien ! Il faut avouer qu’on est ravis parce que se nourrir d’empanadas ça allait bien un temps 🙂

En route pour Tupi-Tupi-zaaaaa ! C’est de là qu’on veut trouver une agence pour 4 jours de tours vers le fameux, le grandiose Salar de Uyuni. Et en vrai, on a pas envie de comparer 20 agences alors on choisit la première. On claque le budget mais on est ravis. On doit partir le lendemain matin mais… Le couple de Français censé Nous accompagné n’est pas là. L’agence nous propose de partir le lendemain et de nous payer les frais de la journée de retard. On profite donc de ce « dimanche » tout frais payés pour se reposer, manger, appeler nos proches et rêver à notre tour du lendemain !

Petit déjeuner de champion est en route dans notre beau 4×4 sur les traces du Dakar. Pour ça une chouette équipe : Gwendoline et Jeremy un couple de Toulousains partis pour un road trip Amérique du Sud, Hector notre jeune chauffeur souriant et Dolorès la super cuisinière. Roule ma poule c’est parti !

On fait connaissance dans la voiture et nos discussions sont entrecoupés de « ouaouuuuw » « ooooh » au vue du paysage devant nous. On grimpe sur une piste entre cactus et montagnes. Et on rencontre nos premiers lamas ! On est tout fous fous et on reste un moment à les regarder avec leurs pompons colorés !

On attaque les contreforts des Andes et on est tout de suite très haut : 4600 mètres. On fait un stop dans un village colonial abandonné depuis des centaines d’années et dédié à l’extraction minière. Assoiffés d’or et d’argent les premiers colons Espagnols réduisent en esclavage les populations autochtones. Ici, la mine c’est juste un trou dans le sol suivi d’un fin boyau et pour y être entre c’est étroit, faut pas être clostro ! La légende dit que le diable vivait ici mais que les chrétiens l’ont combattus avec leur foi et l’ont enfermés dans une montagne juste au dessus. Seulement, avec le départ du diable, l’or et l’argent se sont transformés en cailloux. Donc les gens dépités sont partis. Mais le diable a été enfermé uniquement pour 500 ans donc, il reviendra 👹Si vous êtes encore là dans une petite centaine d’années c’est ici qu’il faut venir pour être riche !

Le village en lui même est assez bien conservé malgré les tremblements de terre et les vizcachas y ont élus domicile. Les vizcaquoi ? Un genre de dahutlapinécureil des Andes. Cherchez le sur la photo du dessus !

On roule on roule on roule… Et on amasse pas mousse.

Une lagune et nous voilà à l’hôtel. C’est aussi le rendez vous de tout ceux qui font ce tour au même moment : des aventuriers, des joueurs de cartes, des malades de l’altitude et même Highlander et son fils.

Le lendemain on attaque par l’hôtel des lamas : comme son nom l’indique…

On voit nos premiers flamants roses (qui n’ont pas du tout l’accent belge🤨) sur deux lagunes différentes. Les couleurs sont juste OUF. Point culture : comme 80% des oiseaux les flamants sont des migrateurs. Ils vont au Brésil s’accoupler et nicher ❤️ et reviennent ici et manger des algues qui les rendent roses. (On vous passe la chaîne alimentaire en détail, renseignez vous les gars). Déjà beaucoup d’émotions donc ça vaut le coup de faire une pause… dans des eaux thermales bien chaudes ! (Et surpeuplés d’israéliens en vadrouille 😜)

Le voyage continue direction une lagune toxique ☠️ d’une incroyable couleur verte. On sait fait alpaguer par une bande de renard 🦊 qui cherchaient quelques touristes à se mette sous la dent. On leur a filer notre goûter pour qu’ils nous laissent tranquilles.

Toujours sur la route du Dakar, on traverse des déserts. De la poussière des cailloux et quelques rares brins d’herbes. L’altitude : 5100 mètres et quelques. On arrive sur mars avec des geysers tout pleins qui crachent de la boue et fument beaucoup beaucoup. C’est beau malgré qu’on nous avait vendus de la lave en fusion, on est contents. 🤓

Dernier stop avant dodo : une lagune très grande, très rouge et très peu profonde. Tout pleins de flamants et beaucoup de vent. On est tout gelés et on est content de rentrer au chaud pour manger la bonne soupe de Dolorès avec un petit vin offert pas nos copains !

3ème jour de jeep 🚙 on s’arrête à un point de vue toujours aussi magnifique ! Après ça on se retrouve dans un désert avec des grands gros cailloux avec en fond les 🌋

Ensuite on traverse un mini désert de sel, où on joue à la pétanque et on se prend pour des explorateurs de la banquise.

On roule ma poule, les paysages se succèdent et ne se ressemble pas. On a bien quelques pauses sucettes avec vus sur les volcans fumants, mais n’empêche on trace. On arrive à l’hôtel qui est fait…Tout en sel : la table, les chaises, les murs, le lit… Un peu plus tard, Hector nous emmène voir le coucher de soleil sur le Salar d’Uyuni. On est pas les seuls à avoir eu cette bonne idée mais c’était quand même très sympa. Petite bière, musique 🎶 et bonne rigolade. Allez au lit demain on se lève tôt !

Pour le lever du soleil. Ça caille sévère, il fait froid mais c’est marrant : tout le monde s’approche du soleil pour avoir une photo sans personne. C’est magique. Après un petit déjeuner revigorant on fait des photos complètement dingue et traverse tout le Salar : ça prend la matinée.

Dernier stop : le cimetière de train 🚊

On quitte pas nos copains comme ça : un Monopoly interminable et bus presque loupé et en route pour la capitale !

2 commentaires

  1. Ouah, les photos ! Quelle luminosité ! Nicolas est avec nous pour la semaine. Pour nous c’était l’ile d’Oléron, c’est moins dépaysant mais bien quand même. Bises à tous les deux. J’aurai bien aimé être avec vous dans la grosse baignoire.

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