Ia Orana la Polynésie Française 🇵🇫

Arrivée à l’aéroport, confiant comme si c’était la dixième fois que nous prenions l’avion.Il ne fait pas très beau, mais l’accueil polynésien nous détend immédiatement : ukulélé, colliers de fleur, chants et sourires. Bref on est heureux d’être de retour en France.

On déchante un peu, on s’est trompé sur notre réservation Air Bnb : et oui, depuis l’aéroport d’Auckland, on a remonté le temps. On arrive tout de même à joindre le type en question qui nous propose une place sur sa terasse, dans une tente.

On dort comme des bébés malgré la pluie, les chats et les coqs. Le temps n’est pas encore au top, mais on apprécie déjà la vue sur le lagon bleu turquoise au loin.Notre but, rejoindre à moindre coût Raiatea, une des îles sous le vent. Il y a des bateaux cargo qui prennent quelques passagers, et on aimerait tenter l’expérience.

Direction un autre Air Bnb pour passer les prochains jours au centre de Papeete et organiser la suite des événements. Dès ce premier jour, on sait qu’on sera bien chez Tea et Rémi. Lui, il est producteur de bananes, donc on sait qu’on en mangera tous les matins.

Après un petit repas au restaurant l’Aquarium juste à côté de chez nous (petit buffet à bas prix avec poisson crus en quantité), on décide de partir explorer les parcs en bord de mer. C’est joli, et les gens vivent dehors pour faire leurs sports, grignoter ou juste papoter.

Les gens sont toujours contents d’échanger à propos de notre tour du monde, et on ne se lasse jamais de raconter nos aventures.

Après quelques recherches sur internet et avoir demander à droite à gauche, on réalise qu’il ne sera pas facile de trouver un cargo pour traverser vers Raiatea. Les habitants eux mêmes ont des difficultés et doivent réserver des mois à l’avance pour pouvoir espérer monter. Il y a seulement 12 places

On y croit encore, et le lendemain on se dirige vers le motu attenant à l’île de Tahiti. Les motus sont des petits ilôts, et donc on doit emprunter un pont pour s’y rendre. C’est l’endroit du départ de tous les cargos, et de voir ces gros bateaux nous impressionne. On se paume un peu, mais en discutant avec les douaniers on finit par trouver les différents guichets

Impossible de trouver une place. On est presque résolus à prendre l’avion, même si l’aller retour nous coûtera environ 350 euros contre 160 en bateau. Ca nous prendra aussi beaucoup moins de temps, il faut voir l’avantage.

En face de chez nous, se tient le festival FIFO : Festival International Film Océanien. Ca tombe à pic, puisqu’il fait carrément moche en ce troisième jour sur l’île. C’est la saison des pluies, on savait que ce genre de journée pouvait arriver. On prend donc un passe à la journée pour 1000 francs pacifiques, l’équivalent de 8 euros.

On passe donc la journée entre des documentaires sur la Nouvelle Calédonie et sa musique (Kaneka, le pays en harmonie ?) et un jeune Kanak tiraillé entre ses responsabilités de tribu et celle de la société moderne (Danse, petit chef, danse). On part ensuite sur une des îles sous le vent pour un portrait de Barthélémy, un chanteur anciennement mondialement connu avec un caractère bien trempé.

On découvre aussi une île appelé Bougainville, qui a passé des années sous les feux d’une guerre civile. Une belle leçon de vie, puisque la guerre a pris fin grâce à l’intervention des Néo Zélandais sans armes mais seulement à la force du Hakas et des guitares. On prend un repas bien mérité au marché de Papeete à 20 minutes de là. C’est coloré et joyeux, ça sent bon le monoi. On mange du tarot poulet citronelle pour environ 500 francs (4 euros).Puis retour au « cinéma » pour un film qui a l’air d’avoir du succès puisqu’il est déjà rempli. Heureusement, une petite salle de projection attenante nous permet de voir « Blue », un documentaire poignant sur la protection des océans. Plein de belle initiative mis en lumière pour redonner espoir à chacun.

« The third space » un film réalisée par une aborigène sur l’Histoire selon le point de vue des noirs aborigènes. C’est humoristique mais plein de sens. On prend le repas sur place (hamburger frites et citronnade pour 1000 francs) avec un groupe de jeunes expatriés qui sont là depuis des années. Il y a une orthophoniste, un éducateur spécialisé, un infirmier… On papote des choses à voir et à faire, de la vie sur place. Et puis on partage un dernier film ensemble.

Making Good Men, un documentaire, deux néo zélandais, Norm et Manu, un ancien All Black et un acteur Hollywoodien. Une histoire de souffrances de violence, de pardon et de rédemption.

Une bonne journée pour nous, même si beaucoup d’écrans, on en a appris des choses !

Il nous faut penser à ce départ pour Raiatea et la ferme écologique. On se rend à l’agence d’Air Tahiti pour réserver nos billets. Dernier petit repas au marché salade de crabe, et retour à notre air bnb. Il pleut des cordes, on reste donc tranquille à la maison à regarder des séries. Ca fait parfois du bien de se poser et se reposer à un endroit « familier

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