Un train pour Darjeeling, et plus loin encore.

Notre premier train-couchettes la nuit : Varanasi – New Jalpaiguri. Annoncé en gare avec 1h30 de retard, il part à 22h au lieu de 18h. Heureusement il y a de quoi s’occuper, discuter avec les Indiens et les rares occidentaux mais aussi observer la vie bien remplie des rats. C’est passé assez vite et une fois monter sur nos couchettes et s’être couvert comme un mois de décembre en France (l’air conditionné) on a eu vite fait de dormir.

Réveil à 8 heures puisque c’est l’heure d’arrivée du train à la base. Y’a pas grand chose à faire dans un train à part refaire le monde et c’est ce qu’on a fait… jusqu’à 15 heures. Déjà quand on attendait dans la gare on avait repéré au milieu des milliers d’Indiens une famille d’Anglais. Alors bien sûr, on s’est retrouvés à l’arrivée puisqu’on allait au même endroit : Darjeeling. Pour s’y rendre, un seul moyen 3 heures de jeep. On négocie donc tous ensemble (le couple et leurs 4 enfants) pas pour faire baisser les prix mais pour avoir la voiture la moins flippante du lot. La route : des lacets interminables dans le brouillard et la nuit. Dur dur pour les petits qui dégueulent chacun leur tour.

Arrivée, on se décide à tenter notre chance dans la guesthouse qu’ils ont réservés (Classique Guesthouse). Le décor est vieillot, la vue imprenable… sur le brouillard. Après une bonne nuit de sommeil, on découvre Darjeeling sous la pluie mais de toute façon on a décidé de ne pas y rester mais de plutôt rejoindre un monastère pour un boulot de volontaire.

Encore une jeep pour y aller, mais le départ sera le lendemain matin. Au passage on apprend que toute la région de Darjeeling a été bouclée durant plusieurs mois par les forces de l’ordre à cause de troubles avec les indépendantistes.

Direction Rimbick à la frontière du Sikkim, une région qui recquiert un Visa spécial, enclavée entre le Népal et le Bhoutan. La route pour y aller est vraiment sympa, il y a beaucoup de checkpoint mais on passe sans encombres. Rimbick c’est rikiki et haut perché, les seuls touristes sont des trekkeurs chevronnés. Rien à voir avec l’Inde qu’on a vu jusqu’alors, on retrouve l’esprit du peuple Népalais. On est presque arrivés, il nous reste 4 heures de marche pour arriver au monastère💪🏻. Sans carte c’est compliqué alors on commence à demander à droite à gauche si en chauffeur serait prêt à nous emmener (toujours en jeep). On a mis longtemps à trouver et on a compris pourquoi : un dénivelé de dingue et la route est en fait un chemin de VTT. Mais on y arrive enfin.

Le monastère de Samten est construit en haut d’une montagne (3000 mètres) et posé sur un énorme rocher entièrement sculpté de mantra tibétains. Il a fêter son centième anniversaire 🎂 et le système du volontariat a largement contribué à rénover et construire.

Le moine résident, Lama, est en retraite spirituelle en Malaisie et on ne sait pas si on le croisera. Pour garder le monastère, son cousin Dorjee assure les offices et l’entretien des lieux mais c’est avant tout un artiste. Il sculpte du bois à la façon himalayenne. Le premier repas du soir, nous sommes 4 à table : Dorjee, Doma sa femme, et nous. On a super bien mangé : riz légumes et genre de soupe au fromage de yak qui date pas d’hier. Un délice 😋

Pour la nuit, nous sommes installés dans une annexe du monastère : une pièce immense mais pas vraiment isolée. Bouddha, au fond, veille sur nous. Ça nous empêche pas de se les geler à même le sol toute la nuit. Au lever du jour, on découvre plus amplement les lieux.

Comme volontaire notre travail consiste au nettoyage des abords du temple et à l’intérieur, changer les bougeoirs (nombreux) les nettoyer, récupérer les offrandes, faire à manger, s’occuper de la serre… On a beaucoup de temps libre de la journée malgré tout et on en profite pour se promener, connaître plus amplement les gens, et pratiquer la méditation. On a aussi vu l’avancée du travail de Dorjee et son collègue Kopa. Il était trop drôle, toujours la pêche… Il parlait pas un mot d’anglais et on l’appelait Kopa Kabana.

En cuisine on a appris quelques plats dont la confection des célèbres momos ! Délicieux petits beignets salés cuit à la vapeur ou frit et fourrés de… ce qu’on veut ! Là c’était pomme de terre chayotte oignons.

Les moments partagés durant le repas après le boulot sont vraiment précieux. On s’est très bien entendu : on a le même âge et pourtant on a suivit des chemins très différents.

D’ailleurs un soir, Doma nous invité à prendre le dîner chez sa famille. On a donc traversé la jungle sur un chemin très ancien qui fait un peu à la recherche du temple perdu. On a dormit là bas après un repas très copieux et une bonne rasade de bière locale à base de millet. Le lendemain il a fallu se lever très tôt car il fait ouvrir le monastère pour les premiers pèlerins qui viennent faire les offrandes dès 6 heures.

On a bien travaillé on été fiers de nous surtout quand on s’est vraiment occupé du jardin : redresser les plans, désherber mais à la façon permacole. Le plus dur c’était de reconnaître les plantes comestibles ou non et celles juste utiles.

On apprend que Lama arrive finalement vers la fin de notre séjour et tout le monde est ravis de la nouvelle. Il revient après 6 mois de retraite spirituelle. Pour l’occasion on a nettoyer le monastère à grandes eaux et préparer une petite surprise : une table de bienvenue avec pancakes 🥞 gâteaux 🍰 et fruits.

Au moment de partir ça a été vraiment dur : on savait qu’on avait peu de temps mais quand même, on aurait tout annulé pour rester…

Pour descendre de notre montagne on a pris le raccourci : un chemin à pic. Lama nous a accompagné jusqu’à la maison d’un de ses amis qui nous a trouvé une jeep partagée (comme un bus local mais adapté au terrain).

Pour devenir volontaire ou pour une retraite spirituelle le monastère a sa page facebook et workaway. Il cherche particulièrement des grimpeurs en capacité de nettoyer les mantras sculptés… De quoi améliorer son karma pour plusieurs années !

➡️ Direction Darjeeling

Il fait beau à Darjeeling ! On voit les trois sœurs (hautes montagnes himalayennes) et les plantations de thé aux alentours. Magnifique… on s’est trouvé un hôtel pas si mal avec vu sur l’Himalaya. On profite du soleil en se baladant dans le marché pour trouver du thé, et on finit par en boire un dans une pâtisserie avec de délicieux gâteaux. On a également visité les plantations de thé et le jardin botanique de l’époque britannique. Ça aurait plu à Jeanne Marie toutes ces orchidées !

On s’est trouvé une place pour le lendemain sur le célèbre Darjeeling mail ( qui fait New Jalpaiguri-Calcutta). Encore des heures de trains en perspective…

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