Volontaire dans un écopark – Chitwan 

Après ce petit trajet, on découvre l’endroit qui devra être le nôtre cette semaine. Il est 11 heures du matin et on ne trouve d’abord personne. Puis on croise une Australienne qui est là depuis quelques jours. Visiblement elle est au courant de notre venue. C’est déjà ça ! On dépose nos sacs dans notre « chambre » et on se rend à pied au petit village pour grignoter quelque chose. Il fait très chaud et on se met à l’abris dans le seul bar, qui fait aussi resto. Les zouzous qu’on rencontre alors sont aussi bénévoles à la ferme. 

Le boss de la ferme, Bishnou, est très engagé en politique donc on ne le voit jamais. On s’est alors organisés tous ensemble pour le travail. Il y a Louise, allemande, bénévole depuis 2 mois mais toujours le sourire malgré qu’elle ait traversé la mousson…. Julia sa compatriote, arrivée deux jours après nous. Le duo d’inséparables : un catalan Kim et Matt un citoyen de Gibraltar, des rigolards toujours motivés. Antonia, l’Australienne pimpante avec toujours un peu de peinture à la main. Et enfin une voyage venue des États Unis. 

On avait notre petite routine et c’était très bien comme ça. Debout 7 heures, du thé et des gâteaux le temps d’ouvrir les yeux et on se mettait au travail dans les champs. Désherbage, labourage, fertilisation, aplanissement, creuser des galeries pour l’irrigation et un peu de familiarisation avec la flore et faune locale (contrairement à ce qui est dit sur workaway il n’y a pas d’animaux sur le camp seulement une vache blessée et quelques chiens galeux.). A A 10 heures petit déjeuner confectionné par la femme de Bishnou. On s’affaire encore un peu le temps que tout le monde soit lavé et puis une chaleur écrasante s’abat jusqu’à 16 heures. C’est le moment de détente où on fait la sieste, on fait des promenades, jouer avec les enfants du village . Les plus courageux iront se baigner à la rivière et les moins courageux iront boire un verre au bar. Les bénévoles qui sont la plus de temps peuvent aller travailler à la boulangerie commune de l’écovillage. Au programme biscuits, cake, pain… Simple mais bon !

 Louise par exemple travaille à l’hôpital du village bénévolement car elle envisage des études de médecine. L’hôpital est rustique, les techniques ont peu évoluées depuis… les 250 dernières années. Les médecins ont peu de moyen et la maternité prend la moitié du bâtiment. 

Le dîner est servit à 18 heures, il fait déjà nuit, c’est l’occasion de partager tout au long de la soirée. 
Notre ressenti était assez mitigé. D’un côté l’ambiance entre bénévoles était vraiment au top, de l’autre on avait peu de travail et peu de directives. On en a pas appris beaucoup sur l’histoire de ce lieu qui pourtant paraît riche : les infrastructures sont plutôt confortables (chacun sa chambre, douche, wc sauf quand les buffles campent devant). L’implication de Bishnou en politique y est sûrement pour beaucoup dans le laisser aller : on ne peut pas tout faire.

On était plein d’espoir face à cette opportunité, c’était intéressant de voir d’autres plantes évoluées. On a manqué d’explications et les échanges étaient limités pour tenter d’apporter nos solutions à des problèmes simples. Parfois on s’interrogeait, et on a pas manqué de soulever notre indignation. A propos de la vache déjà, une jambe cassée, qui a agonisée de long jours. Religion hindouiste oblige, la vache étant sacré, impossible d’abréger ses souffrances. Le dernier jour, on la enterré dans un grand trou creusé par nos soins sous deux mètres cubes de terre fraîche. Et puis le pognon aussi. De plus en plus de workaway demande une contribution pour la nourriture, le logement… Mais 10$ pour manger du riz tous les jours deux fois par jour, nous a semblé un peu trop surtout face à la bonne santé de son parti politique et à l’abandon de la ferme. 

Malgré ça et le confort sommaire, on a passé des bons moments. Par exemple on a été invité à un mariage : une grande fête sur plusieurs jours avec nourriture pour tout le monde, chant et danse à n’en plus finir. 

On a aussi vécu au plus près des villageois, notamment des enfants avec qui ont a joué, nages et beaucoup rit. 

Bien que Bishnou nous propose d’organiser un safari dans le Chitwan Park tout proche, on décide de terminer notre séjour au Népal par nous mêmes. Nous avons longes alors un fleuve qui deviendra le Gange en Inde et ces derniers jours au Népal nous réserverons de merveilleuses surprises. 

Notre lit avec vue sur rizière parfois squatté par des petits enfants
Une partie du jardin
Notre chambre

La salle d’opération… ça fait rêver non ? Et encore pour nos amies enceintes on vous épargne la salle d’accouchement
Moyen de transport
La mariée (15ans) et sa maman
Bêêh
Bière locale
Toute la clic

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