Capitale des Kirghizes

Bishkek, Bishkek ! Tout le monde descend. On s’est tout de suite mis en route pour trouver l’association Ardi qui concerne les personnes en situation de handicap (on vous en parlera en détail dans un prochain article). On a du s’enfoncer loin dans la banlieue pour trouver le local qui était fermé. Au milieu des immeubles de style soviétique (donc qui se ressemble vraiment tous) on commençait à douter et à ne plus savoir où chercher. Une jeune fille arrive à notre rencontre : sa mère qui nous a vu par la fenêtre l’a envoyé vers nous. Il s’avère qu’elle parle Français comme vous et moi ! Après nous avoir indiqué l’endroit et avoir écouté notre projet, elle s’excuse de ne pas pouvoir nous accueillir car sa famille et en deuil : son frère qui était lui même en situation de handicap vient de mourir. Ça a fait écho en nous… Étrange non ? 

Il est 13 heures, il fait 20 degrés et grand soleil. On se décide à trouver un logement pour la nuit qu’on a mis un temps fou à rejoindre à cause des bouchons de Bishkek. Les feux sont respectés une fois sur deux et comme ils doivent mettre des bouses de vaches dans leurs voitures les gazs d’échappement sont hypers concentrés… Un peu nauséeux 🤢 mais vivants nous découvrons une gest house, grande, mais vide. La saison est finie, c’est moitié prix. On pose nos sacs et c’est reparti pour le Fine Art Museum qui a la pire appréciations par le petit futé… C’est bien dommage car il a entièrement été rénové cette année et en plus… aujourd’hui c’est la journée du Tourisme et c’est gratuit ! Comme on a quand même mis un bout de temps à le trouver, il est malheureusement assez tard mais on a la chance de rencontrer Madame Akkelaï qui nous propose de visiter l’exposition temporaire dédié a un célèbre peintre Kirghize . On a le temps de découvrir le travail de ce peintre de l’époque soviétique qui a aujourd’hui dans les 90 ans. Un superbe travail, il a même peint la Tour Eiffel. 


Le centre de Bishkek est très arboré et c’est un vrai plaisir de s’y promener le soir. En suivant un enchaînement de petits parcs on a droit à un super beau coucher de soleil 


En picorant du pop corn, sur la route, on a trouvé un bar à vin 🍷. Super cosy, ils nous ont même créé une ambiance bougie et lumière tamisée. 

Pour rentrer, on à philosopher sur la vie avec notre taximan. En se disant au revoir, il a insisté sur le fait que la vie est courte et qu’il y a rien de mieux pour en profiter que de se marier (n’est ce pas Nicolas et Sabine ? 😉)


Deuxième jour à Bishkek sous le soleil, c’est agréable. Cette fois l’association est ouverte et on a un long entretien avec l’avocate de cette dernière. Hier c’était fermé parce qu’elle rencontrait le premier ministre. Elle aurait pu nous inviter, les palais ont l’air confortable… 

Sur la route du muséum, on trouvé un restaurant halal où on a voulait encore testé des trucs nouveaux… ça peut pas marcher à tous les coups ! On a échangé nos deux plats et ça allait mieux. 


En route vers la culture ! En arrivant au musée on a cherché notre guide Akkelai et pendant ce temps tout le monde rivalisait d’ingéniosité pour nous faire payer l’entrée mais on a bien tenu. Akkelai est nous a emmené vers la partie la plus intéressante du musée (vous serez obligé d’y aller, c’est interdit aux appareils photos). Il y a surtout des œuvres de la deuxième moitié du 20ème siècle. On peut y voir des commandes soviétiques où les artistes y mettent une bonne dose de subversion comme une contestation silencieuse. On peut y voir des tentures pour yourtes où l’artiste y incorpore des couleurs peu traditionnelles comme Matis en son temps (le turquoise et le mauve). Des bijoux exceptionnelles ciselés. Grâce à ce musee et beaucoup à Akkelaï nous avons appris énormément sur l’histoire et le peuple Kirghize, bien plus qu’en deux semaines au contact des gens. La faute à la barrière de la langue. 

Déjà 6 heures, le musée est fermé depuis  une heure donc on remercie notre guide et on se dirige vers la sortie. On a pas vu le temps passé et visiblement elle non plus ! En ressortant on a quand même vue une expo très « content pour rien » sur des chewing-gums écrabouillés. 

Troisième jour : il a plut toute la nuit et le matin à 8 heures 6 degrés au thermomètre. Ils auraient pu inventer les inters saisons au Kirghizistan… Au vue du temps on se dit qu’on tour dans le bazar pourrait être sympathique. Encore faut il trouver un bus… Faisant du porte à porte mais version bus finalement on monte dans un et le trajet passe vite car durant la demi heure on essayait de déchiffrer l’itinéraire du bus. Quand on a eu réussit on était arrivé ! 

Le bazar d’Osh c’est très chouette, très grand, animé… Un rungis Kirghize ! De la chaussette en poil de yak au cacahuètes enrobées de caramel et roulées dans le sésame jusqu’au carcasse de bestiaux… Bref on y trouve de tout. Ça nous a donné t’aime tout ça…. Mais encore un essai raté pour la nourriture 


Enjoué par notre dernière expérience culturelle on se met en route pour le musée historique. Et là pas de chance… c’est un grand bâtiment magnifique mais ouvert aux 4 vents puisqu’en réparation. Vue les ouvertures béantes de part et d’autres on suppose qu’il est fermé. 

Vous êtes blasés ? Il fait froid à Bishkek ? Ça tombe bien, il a le chicken star ! Un café qui accueille régulièrement des expats et qui organise des événements sympathiques. On craque pour un café et un brownie ense donnant l’objectif de rédige cet article. On fait la rencontre d’un couple de voyageurs qui nous propose d’assister à une petite conférence dans une salle privée du restaurant. La thématique ? Voyager avec peu d’argent. Ils sont en fait parti depuis 24 mois à travers le monde avec in micro budget. Ils nous donnent leurs trucs et astuces pour économiser (récupération des aliments jetés par les supermarchés, woofing, couchsurfing, stop…).

Le soir il y a un concert super sympa, jazz et sushis = bonne soirée !


On rentre faire un gros dodo : demain on prend l’avion pour le Népal 🇳🇵 

Dernier jour : il pleut toujours et comme on n’arrive pas à se réchauffer après ce froid polaire on décidé de se mettre en route avec nos sacs à dos dans la ville. On a squatté dans un restaurant Ouzbek durant neuf heures d’affilée. Le patron était au petit soin, un vrai professionnel. Pour l’anecdote, il a appris le Français avec la chanteuse du groupe Mickey 3D !

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