En route vers Bishkek 

Frounzé. Ou plutôt Bichkek depuis l’indépendance en 1992. C’est notre prochain objectif pour être au plus près de l’aéroport pour notre prochaine étape : le Népal 🇳🇵. Nous n’avons aucun mal à trouver un bus au départ de Kotchkor car une douce musique nous accompagne le long de l’avenue principale : « Bishkek ? – Bishkek ! – Bishkek ?… ». Le plus dur finalement c’est de négocier le prix. 150 soms (1€90) chacun pour environ 160 kilomètres. Nous sommes mardi, 25 degrés un ☀️ radieu. On a décidé de sauter du bus à 40 kilomètres de la capitale : Tokmok (c’est le nom de la ville) nous inspire pour ses vieilles pierres et le côté historique que l’on n’a pas encore beaucoup découvert. 

La base aérienne désaffectée couvre une surface égale à celle de la ville ; elle servait durant la guerre d’Afghanistan pour bombarder le Nord du pays. Maintenant c’est fini !

Descendu du bus on profite de l’afflux des taxis men qui venaient vers nous pour trouver un lieu pas cher où dormir. L’un d’eux (trois, ☀️) nous conseille un hôtel merveilleux à deux pas d’ici (souda souda :€@ »&’j selon lui ) donc fastoche ! En attendant de nous lancer il fait faim, un de ces gars bien sympa nous indique une bicoque dans la gare routière : et vu l’intérieur on a dit non, merci. A dix mètres de là on entre dans un resto, rempli de bonhommes en uniformes divers et variés. Elise a eu droit à de grands regards honnorifiques ( normal, c’est la plus belle). On a super bien manger, ensuite on a compris que c’était une cantine pour les ouvriers avec un système de tickets. Bah ! Un billet de 200 som a réglé la chose.

On a pas trouvé l’hôtel en question mais une résidence universitaire chelou. Après s’être installé dans la petite chambre avec un chat doux trouvé dans un couloir, on se décide à se mettre en route pour Burana. Il fait encore très chaud et il y a au moins 7 kilomètres, on négocie, assez mal, un taxi pour nous emmener à destination. 

Le minaret construit au Xème siècle reste un monument historique impressionnant. Certes il faut s’acquitter de quelques soms supplémentaires pour grimper à son sommet, mais l’ascension vaut le détour : deux escaliers successifs (un extérieur l’autre intérieur) se terminant sur une magnifique vue sur la vallée de la Chouy. Attention claustrophobe s’abstenir : l’escalier interne est dans le noir, très étroit et les marches hautes ! Un petit fly project en haut et hop la visite continue : plusieurs stèles très anciennes, un petit musée avec de véritables trésors mais malheureusement très peu mis en valeur. Aucune explication en anglais… on ne lit pas encore suffisamment le cyrillique 😉 

Sur la route du retour, le taxi nous montre des vendeurs de fraises 🍓 : on en veut ! Seulement quand on essaie d’expliquer qu’on en veut uniquement 250 grammes, il a l’air bien embêter et pour cause : le kilo coûte quelques centimes ! 

Retour à Tokomk où nous avons repéré sur la carte un petit musée. Le taxi semble bien surpris d’apprendre la nouvelle et ne voit pas où il se trouve… Ça promet.

Ce petit musée perdu est en fait assez représentatif de l’offre culturelle au Kirghizistan : très intéressant, avec du contenu mais méconnu et peu mis en valeur. Le musée de Tokmok est fait dans l’ordre chronologique : une partie sur le néolithique et ensuite l’époque contemporaine composée des multiples influences qui ont dominés le Kirghizistan. Les Turcs étaient présents dès 600 ans avant Jésus Christ on écrivait et on parlait arabe jusqu’au moyen âge ce qui a d’ailleurs beaucoup influencé la langue Kirghize (Alp, parler Turc sert beaucoup dans ce pays). Puis les Mongoles, puis les Chinois sont passés par là. L’époque soviétique est encore très ancré dans les mémoires et toute une partie du musee y est consacrée. 

Sur la ballade retour vers notre « hôtel » on trouve de quoi se confectionnait un petit repas : framboise, yaourt, pain maison et fromage. Les Georgettes http://www.georgettes.fr/boutique.html  (super 🎁 de Jeanne Marie) nous serviront bien ce soir ! Demain nous dirons Aurevoir à notre chaton compagnon et partirons pour Bishkek.

Minaret
Vieilles cruches de l’âge du Bronze
Les martyrs de la guerre 1941-1945 sont encore très présents dans les mémoires
Jeunes écoliers en formation sécurité routière

 

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