Ala-kül, le lac du bout du monde

Karakol. Dans ces rues carrées et poussièreuses il y a un local qui sert d’office de tourisme à une équipe de bénévoles actifs et chaleureux. On cherchait un truc touristique à voir et la lac d’Ala-kul en est un. En préparant l’expédition avec nos nouveaux potes on apprend que 2cm sur la carte c’est deux jours de cheval.. « ça à tout l’air d’être facile! » Bin voyons. 

La team de choc

Le gars à gauche c’est « pépé » un banquier espingouin bien trempé qui à suivi le mouvement mais à pied.

En bas de la montagne, ou au milieu (on démarre dans les 1800m), nous rencontrons Kubat qui doit nous accompagner jusqu’au lac.

Quatre ou cinq heures de montée, les chevaux ont été supers, ils connaissent bien la route. Le chemin monte quasiment à pic dans les derniers kilomètres, à travers les rocs, les graviers, les galets du torrent et quelques espaces de verdures ratiboisés par les troupeaux en cette fin d’été. 

Petite pause à mi chemin où on a partagé avec le guide ce qui est désormais notre nourriture de base le « samsa » : un mixte entre le samousa et le pâté lorrain mais avec du mouton 🐑 et la race d’oignons.

Nous voilà repartis, les cheveaux peinent on les encourage comme on peut. Celui de Pierre très feignant à la base a toujours un train de retard. Et, enfin, le camp où nous allons passer la nuit ! 

Câlin câlin

Ça a été un accueil chalereux, en Kirghize bien sûr car il est difficile de trouver des gens parlant autre chose que le Russe ou le Kirghize. A plus forte raison à 2500 mètres d’altitude dans la vallée d’Altyn Arashan. Avec nos bases en Russo- turc (merci Alp !) on arrive à exprimer l’essentiel comme : « du thé chaud ! » =  » hot chaï spassiva » 

Après nous être restauré à base de friandises pain confitures à 4heures de l’aprèm, cette gentille femme qui tient le camp d’Eco Yourte nous tend un bout de papier avec du cyrillique. On a laborieusement compris que c’était un ticket d’entrée pour des sources chaudes. 

5 Minutes de marche plus tard, nous étions dans une petite cabane de bric et de broc et dont le sol est une cuve en béton armé « Made in soviet » rempli d’une eau brûlante et souffrée. Impossible d’y rester sans cuire car c’est en fait la première du circuit de cabanes spa. Très très chaud mais agréable après le cheval et ses douleurs de débutant. 

De retour « chez nous » au coin du feu, discussion multilingue et bonne humeur. Après un coup d’œil au ciel étoilé, roupillon… Il est 19h30. (Doit bien être minuit quelque part non ?)

Réveil et petit déjeuner de champion : plâtrée de pâtes à la sauce tomate + la base qui reste sur la table : confiture pain gâteau friandises pommes et l’éternel chaï. 

À peine parti il faut traverser le torrent, pied à terre par le pont branlant : des bouts de bois sur des bouts de bois. Et c’est parti pour la montée ! D’abord 6 km à travers la forêt (gare aux branches de sapins dans les dents) très belle tout le long de la vallée. Un petit col marque le passage vers les vastes pâturages. Grand air et paysage de folie assuré. Naviguant entre les trous de marmotte, les cassis sauvages (miam) et les troupeaux de cheveaux nous avanceons vers un paysage de plus en plus désertique. Seules les montagnes enneigées se dressent à nos côtés. Plus on avance, moins les touffes d’herbes s’accrochent aux rochers, les pierriers apparaissent. Les pentes à pics des montagnes se rapprochent. 3400metres, nous arrivons au fond de la vallée. En discutant avec le guide qui nous pointe un des pics rocailleux, on réalise que l’air s’est rarifié et surtout qu’on doit finit à pied les 500 mètres de dénivelé restants. 

Toilettes publiques gratuites

Vue d’en bas ça semble pas très loin, vue d’en bas c’était proche. Nos pieds s’enfonçait dans la poussière et des cailloux qui tiennent sur le flan de cette montagne par l’opération du saint esprit. À certains passage, rien pour se tenir, juste la peur du vide. La puissance des nos efforts ne nous servait qu’à avancer d’un mètre, bref on manquait d’air pour nos petits muscles de citadins. 

Ça valait le coup 

Cherchez nos chevaux qui nous attendent en bas
Because I’m happy 🎶
Deux Kirghizes et nous

Le pique nique frugale mais attendu au sommet (4000metres) fut légèrement par une petite musique qui nous trottait dans la tête : redescendre. 

Comme la luge de cailloux n’a pas encore été inventée, on a pris notre courage à deux mains ou plutôt on s’est pris par la main et on est descendus petit à petit. On a eu vraiment peur. 

Il reste 19km à cheval pour retrouver notre yourte et les sources chaudes à proximité. 😀

Le jour suivant la descente fut un vrai bonheur : à cheval on profite vraiment du paysage et au retour on a vu pleins d’animaux 🦅🐇🐏🐐🐎 des écureuils et des touristes admiratifs de notre splendeur cavalière 😋

2 commentaires

  1. Vous me faites peur avec vos cailloux
    J’ai toujours adoré les pierriers. Vous en parlerez avec Doris. Dans la Vanoise, vers je ne sais plus quel col, tu avançais d’un pas et tu reculais de deux pour finir à 4 pattes.
    Il va falloir choisir des objectifs plus raisonnables
    Au Népal ce sera des mules , c’est moins classe que les chevaux

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s